Projet d’établissement et projet pédagogique

 École   Primaire   Libre   d’Enseignement   Spécialisé de type 3. 

 Ecole ABBE JEAN-BAPTISTE HERMAND

 PROJET D’ETABLISSEMENT

  I.             Pourquoi un projet d’établissement ?

           Pour responsabiliser tous les acteurs de l’école.

          Pour faciliter la mise en œuvre des projets, des actions.

          Pour (re)construire une identité collective pour l’ensemble des acteurs et partenaires.

          Pour se référer, communiquer et évaluer.

          Pour articuler les pratiques visant l’évolution de l’élève.

          Pour travailler en équipe, pour proposer des projets d’apprentissages pluriels, ouverts, innovants et cohérents.

          Pour élaborer un projet de développement de compétences individuelles et collectives, disciplinaires et transversales.

          Pour que l’enfant puisse construire lui-même son projet personnel, qu’il puisse transférer ses apprentissages dans des situations multiples, porteuses de sens.

          Pour que l’enfant devienne progressivement plus autonome, responsable et citoyen.

 

Le projet d’établissement définit l’ensemble des choix pédagogiques et des actions concrètes particulières que l’équipe éducative de l’établissement entend mettre en œuvre en collaboration avec l’ensemble des acteurs et partenaires pour réaliser les projets éducatif et pédagogique du pouvoir organisateur.

Le projet d’établissement est élaboré en tenant compte :

1° des élèves inscrits dans l’établissement, de leurs caractéristiques tant culturelles que sociales, de leurs besoins et de leurs ressources dans les processus d’acquisition des compétences et savoirs;

2° des aspirations des élèves et de leurs parents en matière de projet de vie professionnelle et de poursuite des études;

3° de l’environnement social, culturel et économique de l’école;

4° de l’environnement naturel, du quartier, de la ville, du village dans lesquels l’école est implantée.

  

II.         Législation de l’enseignement spécialisé

 

Depuis plus de 40 ans, l’enseignement spécialisé accueille des élèves à besoins spécifiques qui bénéficient d’un enseignement adapté à leurs possibilités, à leurs aptitudes intellectuelles, psychomotrices, affectives et sociales.

 

Sur ces 4 décennies, de nombreux textes/écrits (Loi, Décret, Arrêté royal) se sont succédés.

Je souhaiterais en mettre quelques- uns en évidence et souligner leur importance :

           Loi concernant l’obligation scolaire (1983).

          Décret organisant l’enseignement spécialisé (2004).

           Décret «  missions » (1997) dont 

 

Article 6. – La Communauté française, pour l’enseignement qu’elle organise, et tout pouvoir organisateur, pour l’enseignement subventionné, poursuivent simultanément et sans hiérarchie les objectifs suivants :

1° promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves;

2° amener tous les élèves à s’approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle;

3° préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures;

4° assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale.

 Article 8. – Pour atteindre les objectifs généraux visés à l’article 6, les savoirs et les savoir-faire, qu’ils soient construits par les élèves eux-mêmes ou qu’ils soient transmis, sont placés dans la perspective de l’acquisition de compétences. Celles-ci s’acquièrent tant dans les cours que dans les autres activités éducatives et, de manière générale, dans l’organisation de la vie quotidienne à l’école. A cet effet, la Communauté française pour l’enseignement qu’elle organise, et tout pouvoir organisateur, pour l’enseignement subventionné, veillent à ce que chaque établissement :

1° mette l’élève dans des situations qui l’incitent à mobiliser dans une même démarche des compétences transversales et disciplinaires y compris les savoirs et savoir-faire y afférents;

2° privilégie les activités de découverte, de production et de création;

3° articule théorie et pratique, permettant notamment la construction de concepts à partir de la pratique;

4° équilibre les temps de travail individuel et collectif, développe la capacité de consentir des efforts pour atteindre un but;

5° fasse respecter par chaque élève l’obligation de participer à toutes les activités liées à la certification organisée par l’établissement, et d’accomplir les tâches qui en découlent;

6° intègre l’orientation au sein même du processus éducatif, notamment en favorisant l’éveil aux professions et en informant les élèves à propos des filières de formation;

7° recoure aux technologies de la communication et de l’information, dans la mesure où elles sont des outils de développement, d’accès à l’autonomie et d’individualisation des parcours d’apprentissage;

8° suscite le goût de la culture et de la créativité et favorise la participation à des activités culturelles et sportives par une collaboration avec les acteurs concernés;

9° éduque au respect de la personnalité et des convictions de chacun, au devoir de proscrire la violence tant morale que physique et met en place des pratiques démocratiques de citoyenneté responsable au sein de l’école;

10° participe à la vie de son quartier ou de son village et, partant, de sa commune, et s’y intègre de manière harmonieuse notamment en ouvrant ses portes au débat démocratique.

 Article 15. – Chaque établissement d’enseignement permet à chaque élève de progresser à son rythme, en pratiquant l’évaluation formative et la pédagogie différenciée. Dans l’enseignement spécialisé, l’élève évolue selon son rythme d’apprentissage et ses potentialités dans les différents degrés de maturité sur avis du Conseil de classe.

 Article 16. – § 1er. Le Gouvernement détermine les socles de compétences et les soumet à la confirmation du Parlement. Les socles de compétences accordent la priorité à l’apprentissage de la lecture centrée sur la maîtrise du sens, à la production d’écrits et à la communication orale ainsi qu’à la maîtrise des outils mathématiques de base dans le cadre de la résolution de problèmes. Ils définissent les compétences communicatives dans une langue autre que le français qui sont attendues à la fin du premier degré. Les autres activités éducatives visent également les objectifs généraux fixés à l’alinéa 1er. Ces activités s’inscrivent dans les domaines suivants, qui font partie de la formation commune obligatoire : la structuration du temps et de l’espace, l’éducation psychomotrice et corporelle, l’éveil puis l’initiation à l’histoire et la géographie, l’éducation artistique, l’éducation par la technologie, l’initiation scientifique, la découverte de l’environnement, l’éducation aux médias, l’apprentissage de comportements sociaux et de la citoyenneté.

 III.      Spécificités de notre enseignement

A.          Généralités

1.        Objectifs

Certains des objectifs de cet enseignement sont les mêmes que ceux définis pour l’enseignement ordinaire mais il en est évidemment d’autres qui lui sont propres. Il faut en effet souvent réconcilier le jeune  avec son cadre de vie, l’école ou la société et l’aider à avoir confiance en lui en lui prouvant qu’il est également capable de progresser et d’apprendre.

 L’école spécialisée acceptera donc l’enfant tel qu’il est, avec ses potentialités, ses ressources et ses faiblesses, ses difficultés.  Au travers d’un enseignement plus personnalisé et à l’aide de pratiques pédagogiques mieux adaptées, l’école amènera chaque élève à plus d’autonomie en respectant ses rythmes d’apprentissage, ses aptitudes psychopédagogiques.  Dans tous les cas, les parents ou les personnes responsables seront associés au processus éducatif.

2.        Conditions d’inscription

Notre enseignement spécialisé est organisé au niveau primaire.

L’entrée dans l’enseignement primaire se fait à partir de cinq ans et l’élève le quitte entre douze et treize ans.

Outre ces conditions d’âge, l’inscription dans l’enseignement spécialisé est subordonnée à une procédure nécessitant l’élaboration d’un rapport très complet, comprenant une attestation et un protocole justificatif, résultant d’examens pluridisciplinaires et/ou médicaux effectués. Ce rapport doit conclure que l’élève a réellement besoin de fréquenter l’enseignement spécialisé et il précise, en outre, le type d’enseignement le mieux adapté à la nature et à la gravité de ses problématiques  ainsi que le niveau d’enseignement dans lequel il faut l’inscrire.

3.        Type d’enseignement

Dans l’enseignement spécialisé, plusieurs types d’enseignement sont organisés pour répondre de la manière la plus spécifique possible aux besoins des élèves concernés.

 Actuellement, notre école se centre exclusivement sur l’enseignement primaire de type 3, c’est à dire un enseignement adapté aux besoins des enfants présentant des troubles du comportement et de la personnalité.

 Ce type d’enseignement s’organise en «  maturités » correspondant aux stades d’évolution des enfants ayant des besoins spécifiques et donnant ainsi une finalité au développement des compétences.

Pour le type 3 :

          maturité 1 : apprentissages préscolaires

          maturité 2 : éveil des apprentissages scolaires

          maturité 3 : maitrise et développement des acquis

          maturité 4 : utilisation fonctionnelle des acquis

4.        Notre projet pédagogique :     

            S’il est certain que les interventions pédagogiques de l’enseignement contribuent à l’évolution scolaire de l’enfant, elles ne peuvent l’influencer efficacement et durablement que dans la mesure où elles tiennent compte des messages  de l’enfant.  Ceux-ci étant souvent dissimulés derrière une multitude de manifestations comportementales observées quotidiennement, résultants de malaises provenant de frustrations, d’échecs antérieurs, d’un sentiment d’impuissance.  D’où l’importance d’une écoute psychologique guidée par l’ensemble du corps thérapeutique.

Par conséquent, la clé de toute mobilisation, motivation et de tout investissement scolaire sera de créer un climat relationnel sain, un équilibre entre le dialogue, la confiance et le respect mutuel.

 Un des moyens permettant d’optimaliser les chances de mener à bien cette tâche, est la façon dont nous allons organiser les espaces classe et temps.  Dès son arrivée, il est primordial que l’enfant soit intégré dans un cadre, une structure, aie des repères lui permettant de se situer, de se construire tant sur le plan corporel que mental.

Pour se faire, un espace personnel doit être prévu pour chaque enfant, la fonction des différents endroits de la classe est immuable, les rites créés permettent de rythmer la journée, la semaine ; de même que les limites et les règles de vie communes et de respect de chacun sécurisent l’enfant et le protègent.  Cette organisation varie, suivant l’âge et le niveau des enfants, elle est également complétée par la régularité et la ponctualité des prises en charge thérapeutique (2 fois par semaine).

L’éveil aux aspects psychologiques que l’enseignant acquiert de part ses formations internes ou externes à l’école, ne peut que favoriser sa mission première qui est d’amener l’enfant à un niveau scolaire aussi élevé que lui permettent ses capacités intellectuelles en vue d’une intégration sociale future la plus valorisante et sécurisante possible.

Toute la méthodologie employée s’évertuera à susciter un intérêt chez l’enfant, à découvrir ce qui lui est extérieur, l’envie de communiquer, tout en respectant des stades d’évolution propre à chacun d’eux.  Principe de base mettant en exergue le « maître outil » qu’est l’approche individualisée tant sur le plan scolaire que relationnel.

L’individualisation de l’enseignement se situe au niveau de la classe par la création de différents groupes de travail non rigides car un enfant peut évoluer, suivant ses connaissances et ses capacités, différemment d’une matière à l’autre.  Ce qui permet à chaque enfant d’être orienté vers un « groupe de niveau » se rapportant le plus précisément à son niveau réel d’apprentissage et par conséquent, lui donner la possibilité et le plaisir de réapprendre à réussir.

En dehors du cadre relationnel privilégié qui règne dans nos classes d’enseignement spécialisé, les méthodologies utilisées pour les matières scolaires sont proches de celles utilisées dans l’enseignement ordinaire.

Cependant, il faut être attentif au respect de quelques principes fondamentaux, à savoir :

  • ·         Le découpage des matières enseignées en difficultés croissantes.
  • ·         Une évaluation précise et continue des différentes étapes franchies par l’enfant.
  • ·         Donner à l’enfant les informations nécessaires et sécurisantes pour qu’il connaisse son niveau de réussite et qu’il sache que la non compréhension et le droit à l’erreur sont permis.

 

Dans le cadre des apprentissages, l’évaluation des acquis est primordiale ce qui demande un système d’évaluation complet et précis.  Ici aussi, la collaboration des différents intervenants est requise.

Dans un premier temps, l’enseignant effectue régulièrement divers contrôles suffisamment précis ; évaluation qui nuancée par l’éclairage de tests réalisés par la psychologue du centre PMSS, qui apporteront ders précisions quant aux possibilités qu’a l’enfant d’utiliser les connaissances acquises.

 5.        Nos priorités

 Dans son projet d’établissement, notre école définit ses préoccupations pour 3 ans.

Celles-ci s’articulent autour de 2 axes

 La gestion de la violence.

 ·         Création d’une Charte pour l’équipe qui encadre les élèves.

  • ·         Aménager le local psychologue.
  • ·         Mise en place d’anamnèse à leur entrée pour les externes.
  • ·         Aménagement des récréations.
  • ·         Simplification du règlement de l’école et le représenter par plusieurs fresques.

 

  1. Amener les enfants à apprendre, à améliorer les performances des élèves,  à améliorer la prise de conscience de son fonctionnement.

 ·         Proposer des critères d’évaluation objective pour le passage de classe.

  • ·         Se former et développer l’évaluation formative.
  • ·         Se mettre en réflexion pour adapter les bulletins avec d’autres codes que les points.
  • ·         Utiliser des outils d’évaluation (portfolio) pour permettre à chaque enfant d’avoir une vision large sur les apprentissages.
  • ·         Mettre sur place la coopération interclasses.

 

Pour chacun de ces axes, le projet d’établissement prévoit les actions et les outils guidant chacun, enseignants, partenaires, parents, et élèves dans son action éducative.

Des évaluations et / ou indices de réussite permettent de situer l’élève dans l’évolution de ses apprentissages tant cognitifs que comportementaux.

 L’école primaire a la préoccupation de mettre en œuvre des objectifs en cohérence avec des valeurs qu’elle défend dans ses projets éducatif et pédagogique et s‘inscrit totalement dans les missions de l’école chrétienne.

 B.          Prises en charge pluridisciplinaire

1.        Encadrement paramédical (psychologue)

            A l’analyse des besoins de l’enfant, il s’avère paradoxal d’envisager un investissement scolaire sans investissement psychologique d’une part et éducatif d’autre part. 

Toutes « actions » pédagogiques (apprentissages d’ordre scolaire) ne peuvent avoir une réelle incidence que dans la mesure où un traitement thérapeutique est entrepris avec l’enfant, lui permettant de dégager au maximum son esprit de toutes les interférences nuisibles aux apprentissages.

De même, cette approche permet au pédagogue, sensibilisé à cet aspect, d’évaluer les moments propices aux apprentissages, de comprendre une des origines à certains échecs et d’imaginer différentes stratégies  de remédiation.

Les observations, les difficultés et/ou les progrès de l’enfant sont transmis à l’équipe enseignante lors des conseils de classe ou lors de réunions avec l’enseignant(e) concerné(e).

 

2.        Encadrement éducatif

            Le rôle de l’éducateur est diversifié et multiple tant par rapport aux enfants qu’aux partenaires externes.

Il est l’interface, le relais entre les différentes parties. Il véhicule les informations.

Il exerce diverses tâches telles que :

          l’accueil des élèves, la prévention de la violence

          la gestion des conflits (enfant/enfant, enfant/adulte)

          la gestion des récompenses/sanctions

          les surveillances (récréations, temps de midi, études,…)

          aide/soutien aux enseignants

          respect des règles de vie et explication des interdits, justification des limites

          écoute active de l’enfant en difficulté, mise en place de « zones » de décompression, privilégier le dialogue

          prise en charge en individuelle ou en petit groupe

          aide à l’élève pour canaliser son agressivité verbale et /ou physique

          organiser des activités permettant aux élèves d’extérioriser leur mal-être, de (se) reconstruire

          soutien pour toutes les activités extérieures, activités spéciales, les sorties, les projets

          participation aux conseils de classe, PIA.

L’éducateur est le garant de la sécurité, du bien-être, du cadre, des valeurs et repères ; approche positive et constructive des situations conflictuelles.

 

3.        Encadrement sportif

          2 heures d’éducation physique sont organisées par semaine.

          le cadre de vie est agréable pour les activités pratiquées en extérieur.

          le travail est organisé en plateaux d’activités. Les différentes compétences sont sollicitées (motricité, force, endurance, vitesse, souplesse, organisations spatiale et temporelle, latéralité, schéma corporel, apprendre à rouler à vélo, cirque, jeux coopératifs, tournoi,…).

          travail sur les notions d’hygiène, de respect des règles et consignes, de savoir-vivre, d’acceptation de la différence, goût à l’effort.

 

4.        Présence d’un SRJ catégorie 140 sur place

            La compréhension de l’enfant et par conséquent son respect, ne peuvent être réel que si l’approche est globale et nuancée suivant les différentes approches sectorielles.  Les outils mis à notre disposition sont multiples, mais l’élément clé est la « réunion de synthèse ».  Moment privilégié durant lequel tous les intervenants auprès d’un enfant peuvent faire part de leur vécu, de leurs réflexions, des changements survenus par rapport à un même enfant, tant sur le plan scolaire, éducatif, social, médical que thérapeutique.

Ces échanges permettent, outre une meilleure connaissance de l’enfant, de dégager un projet éducatif individuel.  La fréquence de deux réunions par enfant et par année permet l’évaluation de l’évolution et la réactualisation du projet.

5.        Encadrement religieux

            L’école se met au service de la société et de la jeunesse.

La perspective évangélique éclaire cette fonction sociale et lui donne une signification et une dimension nouvelle.

Elle l’inscrit dans une histoire, celle des relations de l’homme avec Dieu.

L’école chrétienne a donc la conviction qu’elle n’humanise en plénitude qu’en ouvrant à Dieu et au Christ.

Voici notre démarche éducative des valeurs évangéliques :

Le respect de l’autre, la confiance dans les possibilités de chacun, le sens du pardon, la solidarité responsable, l’intériorité, la créativité, …

            2 heures de religion sont organisées par semaine (un cercle de paroles est également mis en place). Le cours est dispensé par les titulaires.

  

C.          Documents à disposition des parents, enseignants ou partenaires

Les documents mis à la disposition des parents, enseignants ou partenaires sont :

          le projet d’établissement

          le règlement d’ordre intérieur

          le plan individuel d’apprentissage (PIA)

          le règlement des élèves

          document relatif à la protection des données personnelles (droit à l’image)

En plus pour les enseignants :

          le règlement de travail

 D.          Formation des enseignants

Un plan triennal de formation est défini en équipe avec l’aide du conseiller pédagogique.

La formation en cours de carrière est agencée, d’une part, sur une base volontaire et, d’autre part, sur une base obligatoire.

Il existe trois niveaux de formation en cours de carrière à savoir :

MACRO : thèmes communs à l’ensemble des niveaux et des réseaux et organisé par l’IFC.

MESO : mise en œuvre du projet éducatif, pédagogique et des programmes en application du décret mission.

MICRO : mise en œuvre du projet d’établissement et organisée par le PO, la direction ou le réseau.

E.       Le PIA

Le P.I.A., Plan Individuel d’Apprentissage, est un outil d’évaluation formative.

On entend par évaluation formative une évaluation effectuée en cours d’activité et visant à apprécier et définir le(s) progrès accompli(s) par l’élève. L’évaluation formative permet également de comprendre la nature des difficultés rencontrées par l’élève, soit dans le développement des compétences transversales, soit lors d’un apprentissage ; elle a pour but d’améliorer, de corriger ou de réajuster le cheminement de l’élève ; elle se fonde sur l’autoévaluation (à partir de la définition du Décret « Missions » Art. 5 10°, repris dans le Programme Intégré adapté aux Socles de Compétences).

 

Le P.I.A. est un outil d’information, de décision et de régulation au service du conseil de classe. Il s’agit d’un projet de l’équipe pluridisciplinaire à partir des conclusions du conseil de classe et en lien avec le projet d’établissement.

 

Le P.I.A. est un outil de communication active avec l’enfant et les parents (éducateurs). L’enfant et ses parents (ou éducateurs) sont des partenaires de l’équipe pluridisciplinaire dans la mise en place d’un projet pour l’enfant ; le projet pédagogique s’inscrit dans un projet plus large, le projet éducatif, qui a pour finalité le projet de vie de l’enfant.

Le P.I.A. est un outil de collaboration avec les partenaires externes de l’école, tels que les P.M.S., l’I.M.S., les parents, …

 Le P.I.A. est un outil dynamique qui est en évolution constante.

 Le P.I.A. est un outil de continuité qui suit l’enfant tout au long de sa scolarité (fondamentale et secondaire).

 Le P.I.A. n’est pas

– le rapport du conseil de classe

– une formalité administrative

– le dossier de l’enfant

– le bulletin

– le protocole d’inscription dans l’école

– le référentiel des compétences que l’enfant doit atteindre.

 

Les objectifs du P.I.A. :

– amener chaque enfant à mieux se connaître et à mieux se situer dans le milieu scolaire et social

– amener l’équipe à mieux connaître l’enfant (ses ressources et ses difficultés)

– fixer des objectifs prioritaires que chacun doit viser

– accompagner l’enfant, le faire évoluer par rapport à lui-même

– partager les responsabilités de son évolution : responsabilité collective

 

Le P.I.A. adapté aux Socles de Compétences invite l’équipe éducative à pratiquer un métier collectif : tous les partenaires de l’école sont solidairement responsables de la mission d’assurer à l’enfant un développement global, à la fois affectif, psychologique, moteur et intellectuel. (P.I. Projet éducatif et pédagogique, p.6)

 

Les enjeux du P.I.A. sont de trois ordres : il s’agit de rendre

– rendre l’enfant acteur de ses apprentissages et de la construction d’un projet personnel (développement d’une motivation interne)

– motiver l’équipe éducative en développant une action cohérente

– faire adhérer, si c’est possible, les parents (éducateurs) au projet développé pour faire grandir l’enfant

 IV.      Axes prioritaires

Centré sur l’enfant, le projet d’établissement doit prendre en compte l’enfant avec ses besoins, sa façon propre à lui-même de les exprimer, avec sa problématique comportementale. Il induit des stratégies d’apprentissage permettant à l’enfant de s’impliquer personnellement dans la construction de soi-même et de sa socialisation. Il s’appuie sur le principe d’auto-socio-construction pour amener l’enfant au mieux de ses potentialités sur les plans physique, cognitif, social, et affectif.

 

A.       La gestion de la violence

 1.        Création d’une Charte pour l’équipe pédagogique et éducative :

Actions Outils Evaluations
Réflexion collégiale et retranscription des demandes individuelles.

Classement.

Elaboration d’un planning.

 

Journée pédagogique du 27 avril.

Les 1er mardis du mois jusque juin 2011.

Deux jeudis jusque juin 2010.

Toute l’équipe.

Finalité en juin 2011.

Charte finalisée et affichée dans l’établissement.

     

2.        Aménager le local de thérapie des externes et l’accueil des parents externes :

Actions Outils Evaluations
Aménagement du local psy.

 

 

Anamnèse pour les externes.

Aide matérielle de la Direction

Prise en charge par Stéphanie.

 

Mise en place d’un temps d’accueil pour les parents des externes par la psychologue.

La psychologue et la Direction.

L’aménagement terminé pour le 30 juin 2010.

 

Septembre 2010.

 

 

3.        Aménagement des récréations :

Actions Outils Evaluations
Réunion de toute l’équipe.

Réflexion sur les récréations.

Manière de surveiller.

Aménager l’espace (pour les plus grands).

Modification du temps de récréation des après-midi.

 

 

Aide matérielle du SRJ.

Deux jeudis jusque juin 2010.

Plan sécurité.

 

Toute l’équipe.

 

Que l’espace « grands » soit aménagé pour septembre 2010.

 

Nouvelle organisation des après-midi et des récréations pour juin 2010.

4.        Simplification du règlement de l’école et représentation par différentes fresques affichées sur la cour :

Actions Outils Evaluations
  1. Simplification du règlement de l’école en 4 ou 5 points.
  2. Appel à une école d’art pour la réalisation.

 

Implication des enfants dans le coloriage des fresques et l’installation de celles-ci.

Réflexion collégiale.

Deux réunions avant fin juin 2010.

 

Chaque titulaire aura au moins une fresque à finaliser.

Partenariat avec une école d’art.

 

Direction.

Chaque titulaire et les MAE/MEI.

Prêt pour septembre 2010.

 

 

 

 

 

Que les fresques soient affichées sur le mur de la cour pour décembre 2010.

 

 

B.       Amener les enfants à apprendre, à améliorer les performances des élèves, à améliorer la prise de conscience de son fonctionnement.

1.          Se former et développer l’évaluation formative. 

         Se mettre en réflexion pour adapter les bulletins avec d’autres codes que      les points.

           

Actions Outils Evaluations
 Travailler sur l’évaluation formative :

Intégrée à un apprentissage.

Approche constructive de l’apprentissage : l’apprenant peut mesurer le chemin parcouru.

L’erreur est formative et devient positive.

 

 

Formations extérieures durant l’année 2011/2012.

Réflexion les 1er mardis du mois.

Journées pédagogiques.

 

Formation sur base volontaire.

 

Matanda K, Collet F, Tirifahy P, Simon Ch, Mélotte R, Joseph Catherine.

Finalisé en juin 2012.

Tous les Bulletins en évaluation formative.

2.        Utiliser des outils d’évaluation (portfolio) pour permettre à chaque enfant       d’avoir une vision large sur ses apprentissages.

Actions outils Evaluations
Mettre en place la réalisation d’un portfolio qui suivra l’enfant durant sa scolarité avec une vision large sur les apprentissages.

 

 

Réflexion les 1er mardis du mois.

Journées pédagogiques.

 

Formation sur base volontaire.

Lempereur C, Mirgaux C, Stéphanie Defosse S, Gobert N.

Finalisé en juin 2012.

 

 

 

3.        Développer la coopération entre les classes.

Actions outils Evaluations
Privilégier le partenariat entre classe.

Parrainage.

Faciliter le passage de classe.

Activités MAE mélangées.

 

Réflexion les 1er mardis du mois.

Journées pédagogiques.

 

Toute l’équipe.

Finalisé en juin 2013.

 

 

 

Pour approbation,

 

Le Président du Pouvoir Organisateur,